Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 02:20

Discours de clôture de Valérie Pécresse – « Grand rendez-vous de l’Ile de France »

13 septembre 2009

 

Mes chers amis,

 

Si vous êtes venus aujourd’hui, c’est que vous n’êtes pas superstitieux.

Ou alors, c’est que vous êtes comme moi. Vous pensez que le chiffre 13 porte chance.

Nous sommes au cœur du 13e arrondissement.

Un 13 septembre.

 

Alors, si vous êtes venus si nombreux, avec vos métiers, vos produits, vos talents, territoire par territoire ;

C’est que vous saviez que cette journée ne serait pas comme les autres ;

Que cette journée, nous allions la passer ensemble, dans un lieu différent.

Un lieu qui a une âme.

Il est au cœur de l’Île-de-France.

Au cœur d’un quartier en devenir.

C’est le symbole de notre passé industriel.

Mais aussi le symbole de notre avenir.

D’un avenir qui n’oublie pas ses racines.

Qui n’oublie pas son passé.

Qui s’en nourrit pour aller plus loin.

Pour trouver un nouveau souffle.

Et rester en mouvement.

 

Oui, mes chers amis, ce lieu a une âme.

C’est le symbole de l’Île-de-France que nous voulons.

Une Île-de-France qui bouge.

Une Île-de-France qui change.

*

Alors, bien sûr, on peut toujours se demander : pourquoi changer ?

A ceux qui s’interrogent, je veux poser les 5 questions qui fâchent. Et j’attends des réponses franches et massives !

1ère question : êtes-vous satisfait de vos transports ?

2ème question : est-il facile de se loger en Île-de-France ?

3ème question : avez-vous le sentiment de vivre dans la première région écologique d’Europe ?

4ème question : trouvez-vous que l’ascenseur social fonctionne ?

Et 5ème question : pouvez-vous citer 1 grande réalisation de l’actuel président du conseil régional ?

Et pourtant, il se représente pour continuer. Un 3e mandat pour poursuivre tout ce qu’il n’a pas entrepris.

Ce n’est pas moi qui le dis. C’est Manuel Valls.

Je le cite : « Notre prochain mandat sera celui de la concrétisation de nombreux projets ».

Enfin, du concret ! Après 12 ans ! Mais comment les croire ? Les Franciliens ont trop attendu !

La région Île-de-France est la plus riche du pays. Elle a augmenté en 6 ans les impôts de 46 %. Qu’a-t-elle fait de votre argent ?

*

 

Eh bien, je vous le dis, mes chers amis, avec nous, les Franciliens n’attendront pas douze ans avant qu’il se passe quelque chose.

Car avec nous, ils auront une région pour les protéger contre la crise.

Avec nous, ils auront une région à leur côté dans leur vie quotidienne.

Avec nous, ils auront une région pour leur donner confiance dans l’avenir.

Ces trois combats, mes chers amis, ce sont les miens. Ce sont les nôtres.

Parce que 12 ans, ça suffit !

 

*

Au fond, pourquoi suis-je candidate ?

Peut-être parce que je crains que dans dix ans, mes enfants me disent ce que me disent tous ces jeunes que je rencontre chaque jour, à Meaux avec toi, cher Jean-François, mais aussi à Bobigny ou dans le XIXe la semaine dernière.

Qu’ils me disent qu’ils veulent quitter notre région. 

Parce que leur avenir est ailleurs.

Parce que les emplois sont ailleurs.

Parce que le dynamisme est ailleurs.

Parce que la qualité de vie est ailleurs.

 

Cela, mes chers amis, je ne l'accepte pas.

Je n'accepte pas que nos enfants ne voient plus leur avenir en Île-de-France.

Et c’est pour ça que je m’engage.

C’est pour ça qu’il faut que ça change.

 

Je suis aussi une élue de terrain.

C’est là que j’ai tout appris.

A me battre pour un territoire.

A me battre pour ses habitants.

Je suis l’élue d’une circonscription au carrefour de l’Île-de-France, dans les Yvelines, entre l’Essonne et les Hauts-de-Seine.

Ma circonscription, c’est Vélizy, emblématique de la grande couronne, avec l’un des plus grandes centres commerciaux, l’une des plus anciennes zones d’activité de l’Île-de-France.

Et toujours pas de transports en commun à la hauteur.

C’est Versailles-Chantiers, la plus grande gare d’Île-de-France.

C’est le plus ancien parc naturel d’Île-de-France, celui de Chevreuse.

Et c’est aussi l’une des plus grandes villes nouvelles, Saint-Quentin en Yvelines, avec sa richesse et ses problèmes d’intégration.

 

Je me suis battue pour faire venir le tramway à Vélizy.

Et pour stopper les forages pétroliers en vallée de Chevreuse.

Je me suis investie pour que le plateau de Saclay devienne une Silicon Valley française sans pour autant perdre son caractère agricole. .

Et pour protéger les salariés de l’automobile, des télécoms et des industries militaires, tous menacés par la crise.

Ces combats, évidemment, je ne les ai pas menés seuls. Je les ai menés avec les élus et avec les habitants.

Et ensemble, nous l’avons prouvé : il n’y a pas de fatalité.

En politique, on est ce que l’on fait.

 

Je suis aussi membre d’un Gouvernement qui agit.  

Un Gouvernement d’ouverture qui nous emmène vers l'avenir.

Un Gouvernement  qui fait les unes après les autres les réformes dont la France a besoin.

Il fait la réforme des universités.

Il fait le Grenelle de l'environnement.

Il fait le revenu de solidarité active.

Le Gouvernement de François Fillon a une vraie vision pour la France du XXIe siècle.

Et il la met en œuvre!

 

C’est ça que je veux pour ma région.  

Parce qu’aujourd’hui, l’Île-de-France recule quand la France avance.

C’est pour ça qu’il faut que ça change.

C’est pour ça que je m’engage. 

*

Car les faits sont là.

Aujourd’hui, c’est le Gouvernement qui lutte contre la crise, avec le plan de relance. Et bientôt le grand emprunt.

Pas la région. En tout cas, pas en Île-de-France.

Ca fait plus d’un an que la crise est là.

Et ça fait plus d’un an qu’on attend l’esquisse d’un début de plan de relance régional.

Et pour l’instant, on ne voit toujours rien venir.

 

Alors, mes amis, la vérité, elle est simple : aujourd’hui, ceux qui protègent les Franciliens contre la crise, c’est nous !

Pas la région. Elle se contente au mieux d’en parler.

Et au pire de freiner.

 

Ca, je ne l’accepte pas.

L'immobilisme n'est pas une négligence. C'est une faute.

Parce que la région doit être là quand les Franciliens ont besoin d’elle.

Elle doit être là quand les PME ferment.

Quand des emplois sont en jeu.

Elle doit être aux avant-postes de la lutte contre la crise. Elle doit se battre.

En entrant au capital des entreprises stratégiques.

En soutenant les artisans, les commerçants, tous ceux qui aujourd’hui sont à la merci d’un impayé ou d’une commande annulée. Et qu’un microcrédit ou une garantie d’emprunt pourrait sauver.

Elle doit accompagner dans leur reconversion les salariés menacés.

 

Avec nous, demain, il y aura un vrai plan de relance régional.

Avec nous, demain, il y aura un vrai fonds d’investissement régional.

Car demain, la région sera au rendez-vous. 

Face à la crise, il est temps qu’ensemble, nous retroussions nos manches.

Et qu'ensemble, nous remettions l'Île-de-France en mouvement.

Le mouvement, voilà notre signe de ralliement.

 

*

Et c'est pour ça, mes chers amis, que vous êtes si nombreux aujourd'hui.

Parce que vous voulez que ça change.

Vous voulez vivre mieux, vous voulez vivre bien.

Ca tombe à pic : je suis la candidate de la vie quotidienne.

60 % des Franciliens ont moins de quarante ans.

Ils ont de jeunes enfants. Ils ont des parents et parfois des grands-parents âgés.

Et ces Franciliens, ils travaillent ou ils cherchent un emploi.

Ils font en moyenne 80 minutes de transport chaque jour.

Et ils doivent tout concilier.

Toutes leurs responsabilités.

Leur vie professionnelle, personnelle et familiale.

 

Si la région était à leur côté, comme elle devrait l’être ;

Si la région assumait pleinement ses missions ;

Transports, développement économique et emploi, formation professionnelle, environnement, logement, lycées ;

Tout pourrait être tellement plus simple pour vous.

 

*

 

Commençons par la révolution des transports.

 

Ils sont devenus votre obsession, celle des tous les Franciliens.

Nos transports sont trop vieux, trop lents, trop sales.

Ils sont toujours bondés aux heures de pointe. 

Il y fait trop froid en hiver. Trop chaud en été.

Et ils sont toujours en retard.

 

Ca ne peut plus continuer. Il y a urgence.

Il y a urgence à rénover les lignes sinistrées, et d’abord la ligne 13, la pire de toutes

Et puis ensuite les 4 RER, A, B, C, D. Et prolonger le E.

Il y a urgence à mettre à la retraite ces « petits gris » qui n’en peuvent plus de se trainer.

A acheter des rames dignes de ce nom.

Des rames, des vraies. Où on peut s'asseoir pour de bon.

Des rames avec des prises de courant pour les portables. Avec un vrai système de climatisation.

 

Parce que les transports, c'est d'abord un service.

Et qui dit service dit confort.  Mais dit aussi régularité.

Vous faire gagner vingt minutes par jour, c’est possible !

Des pistes existent. Il faut les explorer.

Par exemple celle d’un régulateur unique du trafic entre la SNCF et la RATP.

 

Et qui dit transports dit aussi sécurité.

Je n’accepte pas qu’il y ait certains trains et certains RER où les Franciliens n’osent plus monter. Et certaines gares où on a peur de descendre.

Je n’accepte pas que la délinquance ait augmenté de 38 % dans les Noctiliens.

Et que dans le même temps, la région ait coupé tous les budgets de vidéo-protection.

Parce qu’on ne vit plus quand on vit dans la peur.

La sécurité, c’est la première des libertés.

C’est vrai pour les transports. C’est vrai aussi pour les lycées.

 

Les transports, c'est fait pour simplifier la vie.

Pas pour la compliquer.

Et c'est pour ça qu’il vous faut de nouvelles gares, qui soient des lieux de vie.

On y passe un tiers de son temps de transport, autant ne pas le perdre ! 

C’est dans les gares que vous devriez pouvoir faire vos courses.

Ou faire vos formalités administratives. Ou déposer votre pressing.

Et cela, tôt le matin et tard le soir. Dans un partenariat public-privé, c’est possible.

Voilà, dans la course folle du quotidien, ce qui vous aiderait à tout concilier.

 

*

 

Et nous nous attaquerons aussi à l’autre attente des Franciliens.

Le logement.

C’est toujours la même chose : pour avoir plus grand, il faut partir plus loin.

Ou payer plus cher, beaucoup plus cher.

 

La seule solution, c'est de construire. Il n'y en pas d'autre.

Car il y a pénurie de logement en Île-de-France.

Et c’est pour ça qu'ils sont si chers.

 

Il faut que la région prenne ses responsabilités.

Comme l’ont fait les Hauts-de-Seine, comme l’ont fait les Yvelines, en partenariat avec toutes leurs communes.

Pour construire ces 70 000 logements qui nous manquent chaque année.

Construire, mais pas n’importe comment. Et pas n’importe où.

Construire du beau. Construire du durable.

Et par-dessus tout, construire les logements dont vous avez besoin.

 

Et d’abord, vous, les jeunes.

Vous qui ne rêvez d’une seule chose : devenir indépendant.

Parce qu’à vingt ans passés, vous n’en pouvez plus d'habiter encore chez vos parents.

Tout simplement parce que le moindre studio est trop cher.

Trop cher pour vous, les étudiants ; trop cher pour vous, les jeunes actifs.

Vous qu'on ose appeler des Tanguy, cramponnés aux jupes de leurs mères.

Mais la génération Tanguy, c’est un mythe. Tanguy n’existe pas.

Alors libérons Tanguy !

Construisons ces résidences pour étudiants, pour apprentis, pour jeunes actifs, proches des centres-villes, proches des gares.

Construisons ces résidences dont l’Île-de-France manque tant.

Et laissons notre jeunesse prendre son envol.

 

Car c’est possible, mon expérience me prouve qu’on peut faire feu de tout bois pour trouver du foncier.

Par exemple, en donnant un nouveau visage à nos casernes désormais vides.

Ou pourquoi pas en utilisant nos rivières pour y faire des résidences flottantes là où les terrains sont rares, comme le propose l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

 

Mais il n’y a pas que les jeunes.

Il y a aussi vous, qui avez élevé vos enfants. Vous qui avez des petits enfants.

Vous voudriez rester près d’eux.

Mais voilà : tous les jours, vous vous dites : « vivre ici, ce n’est plus pour moi ».  

Et vous vous posez sérieusement la question : allez-vous rester dans cette région ?

Eh bien moi, je veux que vous puissiez rester ici, en Île-de-France.

Je veux poser enfin une question taboue : celle du « bien vieillir » en Île-de-France.

Personne n’en parle.

Comme si elle ne se posait pas déjà.

Et comme si elle n’allait pas devenir une question majeure dans les prochaines années.

 

Et c’est pour ça que nous allons construire des logements pensés pour vous.

De logements de plain-pied, en plein centre-ville, à deux pas des commerces.

Parce que c’est ça dont vous avez besoin pour bien vivre en Île-de-France.

 

 

Et puis, il y a vous, les familles.

Vous qui avez tant de mal à trouver un logement à votre taille ;

Qui rêvez d’acheter pour vivre enfin chez vous.

C’est pour vous que nous allons développer l’accession à la propriété.

Et c’est vous que nous aiderons à construire une pièce de plus.

En assouplissant ces règles qui vous interdisent d'avoir plus d'espace.

Alors que vous en manquez tellement.

 

Voilà ce que la région pourrait faire pour vous.

Si seulement elle était à vos côtés dans la vie quotidienne.

 

*

Mes chers amis,

 

Je suis aussi celle qui veut vous redonner confiance dans l’avenir.

 

La plus grande richesse de l’Île-de-France, ce sont les Franciliens. C’est vous.

Ils viennent de partout.

De partout en France.

De partout dans le monde.

Dans notre région, ce sont 130 nationalités qui se côtoient.

Toutes les religions, toutes les croyances y sont représentées.

L’Île-de-France est une région-monde.

Avec les défis et les opportunités que ça représente.

 

*

 

C’est pour ça qu’il faut des règles du jeu claires.

Il faut des règles que tous puissent accepter, des règles justes.

Et la justice sociale, c’est d’offrir à chacun sa chance.

C’est de récompenser le travail, le mérite et l’effort.

 

Alors, oui, je le sais, la gauche prétend incarner la justice sociale.

Elle ne cesse jamais d’en parler. 

Mais comme toujours, c’est ceux qui en font le moins qui en parlent le plus.

Ce sont des solutions que les Franciliens attendent. Pas des mots.

 

Et c’est pour ça que nous miserons sur l’apprentissage et sur l’alternance.

Plutôt que sur ces emplois-jeunes qui maintiennent la jeunesse sous perfusion.  

Parce que le jeune Francilien qui fait des efforts,

Qui se lève chaque matin pour aller au lycée ou à l’université, pour aller travailler,

Ce jeune Francilien, il doit trouver un emploi, un vrai.

Et ne pas être condamné à l’assistance.

 

Car nous, nous voulons que l’effort paie et que le mérite soit récompensé.

Parce qu’en dévalorisant le travail, la gauche a scellé les portes des ghettos.

Donner moins à celui qui en fait plus, c’est tuer l’espoir.

C’est fermer la voie de la promotion sociale.

C’est donner raison à ceux qui prospèrent sur les combines et les trafics. .

Et ça, je ne l’accepte pas.

 

Mais je veux aussi le dire : aujourd’hui, on n’a pas les mêmes chances d’un coté et de l’autre du périphérique.

Aujourd’hui, un jeune diplômé peut frapper à toutes les portes, sans jamais trouver son premier stage ou décrocher son premier emploi.

Parce qu’il n’habite pas au bon endroit.

Ou parce qu’à prononcer son nom est difficile.

Et ça non plus, je ne l’accepte pas.

Le talent et l’ambition sont partout dans notre région.

Partout, ils doivent pouvoir s’exprimer.

 

C’est la confiance dans la République que je veux voir renaître dans notre région.

Et c’est pourquoi je veux la justice sociale en Île-de-France.

Nous ouvrirons tous les chantiers qui comptent.

Nous ferons sauter ces verrous qui ferment l’avenir de tant de Franciliens

Celui de l’orientation.

Celui de la formation professionnelle.

Mais aussi celui de la rénovation urbaine.

Et celui de la sécurité.

 

*

 

 

 

L’Île-de-France doit retrouver confiance dans son avenir.

Car nous, nous ne rêvons pas d’une Île-de-France figée dans le passé.

Mais d’une région qui change, d’une région qui bouge. Comme Berlin, comme Londres, comme Barcelone.

D’une Île-de-France où les emplois se créent, où les entreprises s’installent.

D’une Île-de-France qui croit au progrès, qui croit en l’avenir, mais qui le veut durable.

Et c’est pourquoi mon projet, je le fonderai sur l’écologie, la vraie, celle qui nous fait avancer.

L’écologie active, l’écologie positive, celle de la croissance verte.

Et non pas celle qui prêche la décroissance et le retour en arrière.

 

Alors, mon écologie, je le répète, c’est celle de la croissance verte.

L’une des meilleures solutions face à la crise.

Parce qu’elle répond à l’urgence en préparant l’avenir.

 

L’écologie active, c’est celle qui mise sur la recherche et sur l’innovation.

Celle qui sait qu’on peut encore construire si ce sont des bâtiments à énergie positive.

Qui sait qu’on peut encore prendre la route, si c’est avec une voiture électrique ou un véhicule décarboné.

Qui sait qu’on peut encore développer les infrastructures, si ce sont des transports en commun de qualité.

Et pas celle qui s’y refuse systématiquement par idéologie.

 

L’écologie positive, c’est celle qui protège.

Qui prend soin de notre alimentation, qui prend soin de notre environnement.

Qui scelle un nouveau pacte avec l’agriculture,

Qui invente de nouvelles manières de circuler, plus douces.

Qui généralise le transport fluvial jusqu’au Havre comme alternative aux poids lourds. .

C’est celle qui transforme les déchets en ressources

Celle qui fera de l’Île-de-France la première région de l’énergie solaire.

 

Et c’est aussi une écologie sociale.

Parce que je n’admets pas qu’en Seine-Saint-Denis, il puisse y avoir des crèches sur des sols pollués.

Parce qu’il faut s’intéresser enfin aux riverains de nos aéroports.

Mon écologie, ce n’est pas le privilège de quelques-uns.

C’est celle qui est accessible à tous.

 

C’est cette écologie que je veux pour les Franciliens.

 

*

 

Si vous êtes venus si nombreux, mes chers amis, c’est que ce changement, vous le voulez. Vous y croyez.

Et ce changement, je le ferai. Et je le ferai avec vous.

 

Car dans cette campagne, je sais que je peux compter sur vous.

Sur votre enthousiasme, sur votre énergie. Vous en avez à revendre.

Vous êtes notre premier atout.

 

Oui, cher Xavier, notre premier atout, c’est le mouvement populaire.

Sa jeunesse fait sa force.

Son unité fait sa force.

Sa diversité fait sa force.

Il est à l’image de l’Île-de-France.

De l’Île-de-France que nous aimons.

Et qu’ensemble, nous allons réveiller.  

 

Et mon deuxième atout dans cette bataille, mes chers amis, ce seront les talents dont je souhaite m’entourer.

Une équipe diverse, aux couleurs de l’Île-de-France.

Une équipe qui aura la jeunesse, la volonté, mais aussi l’expérience.

Vous en avez un bel échantillon autour de moi aujourd’hui.

 

Mais notre meilleur atout, c’est le Président de la République lui-même, c’est Nicolas Sarkozy,

car il veut le meilleur pour notre région, la région capitale.  

 

*

 

C’est tout de même extraordinaire.

Il a fallu que le Président de la République s’en occupe pour que les choses avancent.

Et il a dû nommer Christian Blanc ministre chargé de la région capitale, pour que quelqu’un esquisse une vraie vision d’avenir pour l’Ile-de-France.

Mais ce travail, n’était-ce pas à la région de le conduire ?  

 

Car l'Île-de-France, c'est la première région de France.

C'est la première région de la culture.

De l'agriculture.

De la jeunesse.

Du savoir.

De la recherche.

De l'innovation.

De l'industrie.

C'est la région de France que le monde regarde.

Et c’est dans cette région qu’on ne parlerait jamais d’avenir ?

 

Alors nous, nous allons parler aux Franciliens de leur futur.

Des projets que nous pouvons construire ensemble.

Je veux que les Franciliens s’emparent de ces projets.

Qu’ils les fassent vivre.

Car qu’ils habitent d’un côté ou de l’autre du périphérique, il faut qu’ils le sachent :

Cette barrière artificielle va tomber.

Car le Grand Paris, c’est l’Île-de-France. 

C’est l’avenir de notre région.

 

Car le Grand Paris, ce sont  8 grands pôles d’innovation, de recherche et de création.

8 grands pôles économiques qui feront la croissance et les emplois de demain.

Sur le plateau de Saclay, les transports du futur et les nanotechnologies.

A la Défense, les nouveaux services financiers.

Au Bourget et à Roissy, la logistique et l’aéronautique.

Dans la Plaine-Saint-Denis, les industries de la création, du cinéma et du luxe.

A Marne-la-Vallée, les métiers de la ville durable.

Au Sud, la vallée des biotechnologies.

A Clichy-Montfermeil, un nouveau pôle urbain.

C’est tout cela, le Grand Paris.

Et c’est à nous de le compléter et de l’enrichir, par exemple dans le Val d’Oise, la Seine et Marne ou la Vallée de la Seine.

 

Le Grand Paris, c’est aussi l’acte 2 de la révolution des transports.

C’est le métro automatique du futur qui relie enfin les banlieues aux banlieues.  Sans passer par Paris.

C’est ce « grand huit » qui désenclavera enfin l’Île-de-France.

C’est la grande vitesse à la portée des Franciliens.  

 

Oui, c’est tout cela, le grand Paris. Et encore davantage.

C’est un projet global, un projet culturel, environnemental et universitaire.

 

Certains cherchent aujourd’hui  à faire du Grand Paris un enjeu de rivalité politique.

Alors je leur dis : c’est une erreur.

Le Grand Paris, c’est notre avenir.

C’est une vision unique.

C’est notre projet collectif.

Et c’est une nécessité.

Ne laissons pas passer cette chance.

*

 

Mes chers amis,

 

Cette campagne a commencé l’année dernière.

Par un temps de démocratie. Ce n’est pas si fréquent.

Alors que les autres partis baignent encore dans la culture du « candidat unique », l’UMP a fait de vraies primaires, qui seules permettent à des candidats de renouvellement d’émerger.

Et aujourd’hui de nous rassembler, avec Roger.

 

Voici venu le temps des idées.

Il doit précéder celui de la confrontation des équipes et des projets, qui démarrera en janvier.

 

Aujourd’hui, vous êtes plus de 5 000 à vous être déplacés pour ce grand rendez-vous de l’Île-de-France.

Vous êtes venus réfléchir, vous êtes venus vous ouvrir à toutes les idées, d’où qu’elles viennent.

Aujourd’hui, nous avons parlé des solutions à la crise, avec Nicole Notat.

Du lien social et de comment vivre ensemble, avec Patrick Lozès, Simone Veil et Jamel Guenaoui.

De l’urgence écologique avec Alain Bougrain-Dubourg et Maud Fontenoy

Nous avons dessiné le Grand Paris avec les plus grands architectes.

Nous avons mis la culture au cœur de nos réflexions, avec Marin Karmitz.

 

Nous nous sommes ouverts aux autres. A ceux qui ne pensent pas comme nous.

Nous avons parlé sans tabous.

Aujourd’hui, nous avons placé les idées au cœur de l’action politique.

Et ça ne fait que commencer.

Tout au long de l’automne, avec mon équipe, je viendrai à votre rencontre.

Nous multiplierons les rendez-vous dans chaque territoire.

Avec vous, je parlerai de tous les sujets.

 

Mes chers amis,

 

C’est un formidable encouragement que vous m’adressez aujourd’hui.

Vous êtes venus de partout.

Vous êtes de venus de l’Essonne.

Des Hauts de Seine.

Du Val de Marne.

De Seine-Saint-Denis.

Du Val d’Oise.

De Seine et Marne.

Des Yvelines.

Vous êtes venus de Paris.

 

 

Ensemble, nous allons faire preuve d’audace.

Ensemble, nous allons mettre l’imagination au pouvoir.

Ensemble, nous allons convaincre.

Ensemble, nous allons réveiller cette région.

Ensemble, changer c’est possible. 

Par juristesavecvalériepecresse
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